Save the Elephants

L’ONG britannique Save the Elephants a été créée en 1993 par le zoologiste Iain Douglas-Hamilton. Elle dédie ses actions à la protection de l’éléphant africain et lutte très activement contre le commerce de l’ivoire, en grande partie à la source de la baisse de population des éléphants.

Save the Elephants est basé au Kenya, l’ONG y mène aussi des recherches ainsi que des programmes de suivi d’effectifs.

Image Save the Elephants

Lutte contre le braconnage

Lorsqu’on parle de protection de l’éléphant, on parle inévitablement d’ivoire… Il coûtait il y a quelques années entre 2000 et 2500 euros le kilo, un éléphant rapportait donc en moyenne 20.000 à 25.000 euros. On estime que 20.000 à 30.000 éléphants sont tués chaque année pour leur ivoire.

Save the Elephants organise des patrouilles aériennes et de rangers sur le terrain afin de traduire devant la justice les braconniers. Elle encadre la destruction des stocks saisis afin de s’assurer que les recommandations de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) soient respectées. L’ONG incite par ailleurs le gouvernement du Kenya à augmenter les peines encourues pour braconnage.

Sensibilisation

Le commerce international de l’ivoire a été interdit en 1989. Mais la CITES revient parfois sur cette interdiction et autorise les pays africains à écouler une partie de leur stock lorsque ces pays montrent une bonne gestion des population S d’éléphants. Ces autorisations restent exceptionnelles (une en 1997, une en 2008 et une en 2016), sur une quantité limitée issue uniquement d’animaux morts naturellement et sur les éléphants d’Afrique australe (population importante et saine). Cependant, ces autorisations ponctuelles ne permettent pas à l’Homme d’imaginer enfin une vie sans ivoire et elles nourrissent indirectement la contrebande car elles permettent à la demande de subsister. La demande est en effet restée élevée dans le monde entier. Néanmoins, le déclin des espèces a encouragé la France et les États-Unis à en interdire définitivement le commerce en 2016. Le Kenya a lui aussi agit et a stoppé toute activité de vente d’ivoire en détruisant tous ses stocks (105 tonnes). On estime qu’il resterait encore 600 tonnes de stocks en Afrique.

Heureusement les choses évoluent dans le bon sens, grâce à une politique de sensibilisation très active, la Chine en particulier consomme nettement moins d’ivoire aujourd’hui. Le prix a alors ainsi chuté à 650 euros le kilo environ. L’ivoire était en effet exporté à 70% vers la Chine, où il était transformé pour fabriquer des objets (vendus dans le monde entier et en Europe notamment). Sur ses 35 fabriques, Hong-kong en a fermé 12 et s’est engagé à stopper totalement le commerce d’ivoire en 2021. Contrairement à la corne de rhinocéros, l’ivoire est surtout perçu comme une matière noble qui sert à faire des bijoux ou objets de valeur.

Malgré ces évolutions que l’on pourrait qualifier de positives, il faut rappeler que 55 éléphants sont tués chaque jour pour leur ivoire, un chiffre insoutenable que nous nous devons de réduire.

Save the Elephants contribue et participe très activement à l’éducation des populations. Les chinois notamment ont longtemps pensé que les éléphants n’étaient pas tués, que l’ivoire était coupé sans aucun danger pour l’animal. Les ONG ont donc travaillé à éduquer la population chinoise sur le sort qui était réservé aux éléphants. Save the Elephants a de nombreux succès en la matière, l’ONG a fait appel à des acteurs et personnalités publiques connues en Asie afin d’encourager les habitants à ne plus acheter d’ivoire et a lutter contre les réseaux.