Oceana

Oceana a été crée en 2001, cette ONG est spécialisée dans la protection des océans, qui représentent pas moins de 71% de la surface du globe. Il s’agit du plus grand organisme dédié à cette cause, avec une présence dans de très nombreux pays à travers le monde. On estime que seulement 4% des océans n’ont pas été affectés par l’activité humaine. Des espèces anciennes de plus d’un million d’années sont au bord de l’extinction, alors qu’il est d’après l’ONG tout à fait possible de se nourrir de poissons de manière raisonnée et sans toucher ces espèces sensibles.

Image Oceana

Sur-pêche

Oceana travaille durement pour créer des zones protégées et mettre en place des politiques de quotas de pêche. D’après le WWF, 35% des poissons pêchés ne sont pas consommés (pêches accidentelles alors que le pêcheur recherche des poissons spécifiques notamment). Nous avons pourtant aujourd’hui les moyens d’améliorer ce chiffre, une meilleure gestion permettrait de préserver efficacement la biomasse. Certaines zones où la biomasse avait été réduite de 90% ont totalement recouvrées leur population de poissons en seulement quatre ans de protection. L’ONG travaille donc étroitement avec les gouvernements pour trouver un équilibre dans les zones de pêche.

Ce travail est effectué avec une démarche scientifique en prenant compte l’humain : dans de nombreux cas des solutions existent afin de laisser le temps aux populations de se reconstituer, sans réduire la quantité de nourriture tirée de ces zones de pêche. En utilisant un meilleur équipement, en évitant de jeter un tiers des poissons pêchés et en utilisant des filets qui n’endommagent pas les fonds marins. Oceana effectue des recherches, propose des solutions précises et mesure les résultats sur plusieurs années afin de mettre en place les solutions qui fonctionnent.

Pollution

Nous déversons chaque année une quantité énorme d’antibiotiques, de mercure, de pétrole et autres produits dans les océans. Les fermes piscicoles traitent les poissons avec des antibiotiques directement dans l’eau, ces produits ne sont bien sûr pas sans conséquences. La production intensive de saumon est un exemple de drame écologique, heureusement certains pêcheurs continuent de faire du saumon bio sans antibiotiques. Oceana met en place des programmes dans les pays les plus touchés pour réduire la pollution marine dans les fermes, elle obtient d’excellents résultats dans de nombreux pays.

L’ONG aide les pêcheurs à changer de fonctionnement, avec des avancées importantes (au Chili notamment où la pollution de l’eau est très élevée dans l’aquaculture). Oceana lutte aussi activement pour stopper les forages pétroliers dans les zones sensibles, comme l’Arctique.

Protection des animaux

Oceana agit bien sûr pour la préservation des espèces les plus fragiles. Elle a ainsi obtenu du Canada la mise en place d’une loi interdisant de faire commerce de l’aileron de requin. Il s’agit du premier pays du G20 à accepter cette requête, l’ONG a bon espoir de gagner ce combat dans d’autres pays.

Elle a convaincu l’Espagne d’agrandir de 100 à 900 km² le parc national marin de Cabrera en mer méditerranée Méditerranée, avec un programme pour la protection du corail.

L’ONG a récemment fait condamner le gouvernement américain pour ne pas avoir assez protégé le requin sombre, une espèce sensible et a convaincu le gouvernement chilien de mettre en place des lois particulièrement dures envers les braconniers qui y sont très nombreux.

En 2018, après un an de procédure elle a pu mettre fin à l’utilisation de filets en Californie, qui tuaient plus de dauphins, tortues et requins que tous les filets utilisés sur l’ensemble de la côte ouest des États-Unis.

Ce sont quelques exemples de combats menés par l’ONG, chaque année Oceana intervient dans de nombreux projets similaires.